dimanche 8 octobre 2017

Frankenstein, de Mary W. Shelley

Auteur.trice.s : Mary W. Shelley
Traducteur.trice.s : Joe Ceurvorst
Éditeur.trice : J'ai lu
Collection : Fantastique
Pages : 316
Date de parution : 2005
Genre.s : Fantastique

Synopsis : Victor Frankenstein ! C'est l'inventeur, le savant maudit ! A quinze ans, il est témoin d'un violent orage foudre, traînée de feu, destruction d'un chêne... Son destin est tracé. Après des années de labeur, il apprend à maîtriser les éléments ; l'alchimie est pour lui une seconde nature. Bientôt il détient le pouvoir de conférer la vie à la matière inerte. Nuit terrible qui voit la naissance de l'horrible créature faite d'un assemblage de cadavres ! L'oeuvre de Frankenstein. Un monstre ! Repoussant, inachevé mais doté, d'une force surhumaine et conscient de sa solitude. Echappé des ténèbres, il va, dans sa détresse, semer autour de lui crimes et désolation. D'esclave qu'il aurait dû être, il devient alors le maître, harcelant son créateur. Il lui faut une compagne semblable à lui... Pour Frankenstein, l'enfer est à venir..

Mon avis : Un classique de la littérature fantastique, que tout le monde connaît sans forcément l'avoir lu. Je suis ravie d'être désormais de l'autre côté, parmi les personnes qui ont eu la chance de découvrir cet ouvrage. 

Nous suivons Victor Frankenstein, un savant qui vit à Genève, en Suisse, et qui a réussi à inventer une créature, faite à partir de morceaux de cadavres. Un monstre terrifiant, qui se comporte comme un être humain, à cela prêt qu'il ne sait pas parler. La création de Frankenstein, appelée "l'autre", désire connaître le bonheur et n'obtenant pas ce qu'elle désire, va semer la désolation et la mort autour d'elle... 

Je dois avouer que j'ai eu peur de ne pas aimer cette lecture, puisque l'histoire mettait vraiment du temps à se mettre en place. Au bout d'un certain nombre de pages, je commençais à m'ennuyer, et j'avais du mal avec le style de l'autrice, que je trouvais plutôt complexe (il faut savoir que le livre est paru en 1818). Mais une fois que le monstre (il faut savoir qu'il n'a pas de nom, Frankenstein étant le savant, et non la créature, comme nous avons tendance à le croire au départ) a commencé à agir et à conter son histoire, j'étais lancée. 

Malgré ce style d'écriture parfois "pompeux" (ce n'est pas péjoratif, mais c'est ainsi que je le ressentais), j'ai fini par accrocher à Frankenstein. De plus, il est intéressant de constater que Mary W. Shelley voulait faire là une critique de ce qui pouvait se passer si les humain.e.s cherchaient à trop jouer avec la science. Lire la notice biographique à la fin m'a beaucoup apporté, puisqu'il y a un certain nombre d'informations sur l'autrice et les réactions lors de la parution du livre, par exemple. 

J'ai trouvé que la créature était un personnage fascinant, et je n'ai pas pu m'empêcher d'éprouver de la compassion malgré ces crimes. En revanche, Victor n'a pas énormément de personnalité, et je trouvais qu'il passait beaucoup de temps à se morfondre (même si ce qui lui arrive est terrible, je le conçois). J'ai au final plus apprécié le monstre que le savant, que je trouvais un peu ennuyant. 

En somme, j'ai passé un bon moment de lecture, malgré quelques longueurs, notamment au début. Je suis contente d'avoir enfin découvert ce classique.

14/20

lundi 2 octobre 2017

Je hais l'amour véritable, de Laurence Schaack et Goulven Hamel

Auteur.trice.s : Laurence Schaack et Goulven Hamel
Editeur.trice : Nathan
Collection : Backstage
Pages : 224
Date de parution : 2010
Genre.s : Jeunesse

Synopsis : Londres, octobre 1976. Dans l'ambiance électrique du concert d'un groupe qui monte, The Clash, Peter et Marie se rencontrent au milieu des cris et des jets de canettes. Peter, paumé en mal d'avenir, et Marie, jeune Française exilée comme fille au pair, vont partager leur passion pour la musique punk. Ensemble, ils traînent dans l'entourage de ces groupes qui sèment le scandale partout où ils passent. Mais l'énergie qui a réuni les amoureux se charge bientôt d'une violence qui échappe à leur contrôle...

Mon avis : Dans cette histoire, nous allons suivre la rencontre de deux adolescent.e.s : Peter, qui est un peu paumé et tente de lancer un groupe avec ses amis, et Marie, une française qui se retrouve à Londres comme jeune fille au pair. Fans de punk, iels vont se rencontrer lors d'un concert de The Clash, et vivre une histoire d'amour... Seulement, les choses vont se compliquer...

J'étais contente de faire la rencontre de ces deux personnages au rythme de la musique de groupes que j'apprécie moi-même. Peter était attachant, même si je n'ai pas toujours compris sa façon de fonctionner, et que j'ai trouvé sa relation avec son ami Damian plutôt malsaine. Quant à Marie, c'est un personnage sympathique, qui découvre Londres et la musique punk. J'ai bien aimé le fait que ce soit un roman à deux voix (et écrit à quatre mains), ce qui nous permet de nous mettre dans la tête de Marie et de Peter, tour à tour. 

En revanche, j'ai trouvé que les événements s'enchaînaient beaucoup trop rapidement, et qu'il y avait un côté un peu fouillis là-dedans. J'ai trouvé que l'histoire d'amour était peu présente au final, que tout ça aurait mérité plus de pages. Le côté sombre du livre, avec la drogue, était peu exploité, ce qui était vraiment dommage. 

L'anthologie avec l'histoire du mouvement punk était sympathique à lire, cela m'a permis d'apprendre des choses. C'est ce qui est intéressant avec les romans de la collection Backstage. 

C'est une lecture sympathique qui ne m'a pas transcendée pour autant.

12/20

vendredi 29 septembre 2017

Walden, d'Henry David Thoreau


Auteur.trice.s : Henry David Thoreau
Traducteur.trice.s : Jacques Mailhos
Éditeur.trice : Gallmeister
Collection : Totem
Pages : 389
Date de parution : 30 mars 2017
Genre.s : Philosophie, classique

Synopsis : En 1845, Henry David Thoreau part vivre dans une cabane construite de ses propres mains, au bord de l'étang de Walden, dans le Massachusetts. Là, au fond des bois, il mène pendant deux ans une vie frugale et autarcique, qui lui laisse tout le loisir de méditer sur le sens de l'existence, la société et le rapport des êtres humains à la Nature. Une réflexion sereine qui montre qu'il faut s'abstraire du monde et de ses désirs pour devenir réellement soi-même.
Walden est un monument de l'histoire littéraire américaine à l'immense postérité.

Mon avis : J'étais impatiente de découvrir ce livre, puisqu'il était cité dans le livre Douze ans, sept mois et onze jours de Lorris Murail que j'avais bien aimé. J'étais donc ravie de pouvoir découvrir ce classique de la littérature. 

Nous allons suivre les pensées d'Henry David Thoreau sur son expérience réalisée en 1845, où il est parti vivre deux ans, seul, dans une cabane (qu'il a lui-même construite) au bord de l'étang de Walden dans le Massachusetts. Il nous livre ses réflexions sur la société, la consommation, le rapport que nous entretenons avec la nature... 

J'ai trouvé que le premier chapitre, "L'économie", traînait en longueur, mais j'ai passé outre et j'ai poursuivi ma lecture. S'il y a bien une chose qu'il faut savoir, c'est que ce livre ne contient pas vraiment d'action. C'est un livre de réflexion, assez philosophique, qui a l'avantage de nous faire réfléchir, sans pour autant orienter notre façon de penser. 

Je n'étais pas toujours d'accord avec l'auteur, notamment lorsqu'il parle des livres. Je l'ai trouvé très élitiste, presque méprisant, et c'est vraiment le genre de discours auquel je n'adhère pas. Malgré cela, c'est une pensée intéressante qu'il y a derrière, sur notre façon de lire. 

Certains passages étaient vraiment ardus et ne me parlaient pas plus que ça. Je n'ai en effet jamais eu de cours de philo de ma vie, et c'était un léger bémol. Il faut aussi prendre en compte que le livre a été écrit dans les années 1850. Malgré tout, il reste accessible : il faut juste un peu s'accrocher. 

C'est un livre qui me laisse mi-figue, mi-raisin. D'un côté, j'ai trouvé que certains moments étaient passionnants, qu'Henry David Thoreau était un personnage intéressant avec de chouettes réflexions... et d'un autre, j'étais parfois en désaccord complet avec lui, et je me suis un peu ennuyée à certains moments.

Je pense que c'est tout de même un classique qu'il ne faut pas hésiter à découvrir si cela vous fait envie !

14/20

mardi 26 septembre 2017

Contes des sages samouraïs, de Pascal Fauliot

Auteur.trice.s : Pascal Fauliot
Éditeur.trice : Seuil
Collection : Contes des sages
Pages : 234
Date de parution : 2011
Genre : Contes

Synopsis : A travers une mise en scène édifiante des grands principes des arts martiaux, de la stratégie, du code de l’honneur, du zen, on y découvre des leçons de vie empreintes de poésie et d’humanisme. Rônins, maitres d’armes, anonymes ou illustres, y côtoient les plus grands seigneurs de l’histoire du Japon, notamment les trois réunificateurs de l’âge d’or des samouraïs : Nobunaga, Hideyoshi et Ieyasu. Des légendes méconnues ou célèbres mais dans des versions nouvelles qui relatent des histoires réelles, magnifiées par des générations de conteurs et d’auteurs de pièces de marionnettes Bunraku et de théâtre Kabuki.

Mon avis : Cette petite collection m'avait été recommandée en 2014 par mon maître de stage lorsque je travaillais en librairie. J'avais acheté ce livre quelques temps après en braderie, et je l'ai enfin lu. 

Des petites histoires qui se situent au Japon et datent de quelques siècles, ces légendes amènent une réflexion chez la personne qui les lit. Grâce aux petites morales que nous retrouvons à la fin, chaque conte apporte sa pierre à l'édifice. J'ai trouvé certaines histoires moins bonnes que d'autres, où j'ai moins apprécié la leçon qui était donnée, mais tout cela m'a amenée à réfléchir. 

Les peintures reproduites dans le livre sont tout simplement magnifiques, et ce que nous pourrions appeler "l'objet-livre" l'est également. Le travail éditorial est appréciable, et c'est une bonne raison pour découvrir cette petite collection.

En somme, j'ai passé un bon moment de lecture avec ces contes, mais certains sont si courts qu'ils ne me laisseront pas un souvenir impérissable. 

14/20