dimanche 19 novembre 2017

Le loup en slip, de Wilfrid Lupano, Mayana Itoïz et Paul Cauuet


Auteur.trice.s : Wilfrid Lupano
Illustrateur.trice.s : Mayana Itoïz avec la participation de Paul Cauuet
Scénariste.s : Wilfrid Lupano
Éditeur.trice : Dargaud
Pages : 36
Date de parution : 2016
Genre.s : Album, jeunesse

Synopsis : Le loup terrorise la forêt et ses habitants qui vivent continuellement dans la peur de se faire croquer les fesses. Jusqu'au jour où le loup descend dans la forêt... Méconnaissable ! Le loup ne fait plus peur du tout, il n'a plus le regard fou ni les poils dressés ! Mais comment vivre sans la peur, quand la peur est devenue l'unique moteur ?

Mon avis : J'ai adoré la saga Les Vieux Fourneaux, je me suis donc empressée de découvrir cet album, qui est en fait le spectacle de marionnettes de Sophie. Dans ce court album, nous faisons la rencontre des animaux de la forêt, qui ont fait un véritable marketing autour de la peur de loup (en vendant des pièges anti-loup, des cours de karaté anti-loup, avec la brigade anti-loup, et même des noisettes vendues pour les personnes qui ont peur...). De plus, trois cochons ont disparu... Seulement, les habitant.e.s de la forêt vont un jour se retrouver face à celui qui les terrorise, et qui n'est au final pas du tout terrifiant et se trimballe en slip.

C'est une histoire qui peut être lue complètement indépendamment de la saga, nous voyons seulement les personnages que nous connaissons apparaître à la toute fin, lorsque les trois protagonistes réagissent face au spectacle de Sophie. Je vous conseille tout de même de lire la série avant, d'autant qu'elle est géniale !

Pour en revenir au sujet, j'ai trouvé le style graphique vraiment sympathique. C'est très différent de ce que fait Paul Cauuet dans Les Vieux Fourneaux, et c'est justement bien que ça change, d'autant plus que Mayana Itoïz a fait un chouette travail !

Quant au texte, il est vraiment drôle. Les situations sont cocasses, le loup en slip est un peu ridicule mais c'est ce qui rend la chose si amusante. Et surtout, il y a une vraie morale à la fin. J'avais une petite idée vers la fin de ce qui allait se passer, et BINGO ! J'ai trouvé ça vraiment bien pensé, ça m'a fait rire, c'était intelligent et fin... 

Un excellent moment avec un album très rafraîchissant et une fin qui peut en faire réfléchir plus d'un.e...

16/20

Mort aux vaches, de François Ravard et Aurélien Ducoudray



Auteur.trice.s : Aurélien Ducoudray
Illustrateur.trice.s : François Ravard
Scénariste.s : Aurélien Ducoudray
Éditeur.trice : Futuropolis
Pages : 108
Date de parution : 15 septembre 2016
Genre.s : Bande-dessinée, policier

Synopsis : 1996 : un quatuor de truands cambriole l’agence bancaire à Clermont l’Abbaye. Parvenant à échapper à la Police, les voyous se mettent au vert en attendant que les choses se tassent, en attendant d’être oubliés. Ils cavalent jusqu’à l’exploitation agricole de l’oncle de l’un d’eux. Mais c’était sans prévoir la crise de la vache folle… La contamination de l’épizootie est à son plus haut pic, et les gendarmes sont très nombreux à battre la campagne. Coincés dans leur planque, ils vont devoir se supporter les uns les autres. Pour le meilleur et pour le pire…

Mon avis : Lue dans le cadre du prix des lecteurs de ma médiathèque, cette bande-dessinée avait déjà attiré mon attention. C'était donc l'occasion de la découvrir ! 

Nous y suivons quatre bandits qui viennent de cambrioler une banque, et qui se rendent à la ferme de l'oncle de l'un d'entre eux pour se mettre au vert durant un mois. Seulement, la crise de la vache folle ne va pas les aider pour se faire oublier... Les personnages doivent alors apprendre à se supporter, malgré leurs différences. 

L'oncle, son fils cocu, le cousin truand et son petit ami, ainsi que le type aux gros bras et pas très futé, et la jeune femme qui a du répondant... Des personnages qui, avec leur caractère décalé, apportent une touche d'humour à cette bande-dessinée, sur fond de polar. Les situations sont cocasses, et les discussions et disputes entre les protagonistes sont vraiment amusants. 

J'ai passé un très bon moment de détente avec cette lecture, et je me suis attachée à chacun des personnages, tant leur personnalité est marquante. Les illustrations, en noir et blanc, restent assez réalistes et les dialogues sont vraiment drôles ! 

Ce n'est pas le genre de livres que j'aimerais lire tout le temps, mais ça m'a fait passer un chouette moment.

14/20

samedi 18 novembre 2017

Nos yeux fermés, de Akira Sasô


Auteur.trice.s : Akira Sasô
Illustrateur.trice.s : Akira Sasô
Traducteur.trice.s : Aurélien Estager
Éditeur.trice : Pika
Collection : Graphic
Pages : 270
Date de parution : 12 avril 2017
Genre.s : Manga, seinen

Synopsis : Ouvrez les yeux sur les petits bonheurs de la vie !

La vie n’est pas tendre avec Chihaya... Et elle le lui rend bien. Le bonheur ? Elle ne connaît pas. Son père alcoolique, sa mère partie, elle enchaîne les petits boulots pour pouvoir joindre les deux bouts. Un jour, son pied heurte accidentellement la canne d’Ichitarô, un non-voyant. À partir de cet instant, ce jeune homme à la joie de vivre communicative va tout faire pour entrer dans la vie de Chihaya et lui faire voir le monde autrement.

Mon avis : Ce livre étant sélectionné pour le prix des lecteurs, j'ai eu envie de le lire, d'autant plus que le résumé était alléchant. C'est l'histoire de Chihaya, une jeune fille qui n'a pas la vie facile, entre son père alcoolique, sa mère qui est partie, la précarité, son travail pénible, son patron... elle ne voit pas la vie en rose, loin de là. Par un petit accident, en heurtant sa canne, elle va faire la connaissance d'Ichitarô, non-voyant. C'est un jeune homme très positif, qui veut faire voir la vie autrement à Chihaya. 

Sans pour autant être niais, ce livre nous montre les belles choses de la vie, les petits bonheurs simples, que nous avons tendance à oublier. La rencontre avec Ichitarô a été très bonne, j'ai rarement vu un personnage si adorable. En revanche, j'ai eu énormément de mal avec Chihaya, que je trouvais insupportable. Malgré tout, elle est aussi attachante, et sa rencontre avec le jeune homme lui permet d'évoluer. 

Quant à la cécité, c'est très bien abordé. C'est un thème qui me touche, ayant fait un service civique à l'association Valentin Haüy, auprès des personnes déficientes visuelles. Bien que non-concernée, j'ai trouvé que l'auteur abordait bien les problèmes que ces personnes pouvaient rencontrer au quotidien, dont nous n'avons pas forcément conscience. Un passage m'a particulièrement troublée, il abordait à la fois le fait d'être non-voyant et d'être une femme. C'était un moment très violent, et je me suis mise dans une colère noire en réalisant que ce genre de choses devait vraiment exister. 

Car derrière cette rencontre inattendue entre deux êtres que tout oppose, il y a aussi des thèmes importants qui sont abordés... et principalement cette capacité que nous avons d'oublier les jolies choses de la vie. C'est une véritable leçon de vie, une bouffée d'air frais ! 

16/20